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La digitalisation de l'assurance, une clef de la mobilité africaine

Publié le 20 août 2018

Voyager c’est aussi être bien assuré, que ce soit pour sa santé et ses déplacements automobiles. Sur un marché africain handicapé par une défiance quasi-culturelle des consommateurs, le digital peut changer la donne et démocratiser l’assurance.

Recréer de la confiance online pour redynamiser un marché offline et in fine faciliter les déplacements intercontinentaux pour le bonheur des industries du tourisme et du divertissement ? En Afrique, le défi de la digitalisation de l’assurance englobe des enjeux collatéraux au moins aussi importants que la mutation technologique d’un marché en pleine disruption digitale. La démocratisation des service digitaux de courtage en assurances passe forcément par la simplicité. Celle de la procédure et de l’usage. La demande est mûre. Le potentiel digital de l’Afrique connecté, mobile, jeune et en pleine croissance démographique et économique est répété à chaque conférence sur l’afroptimisme. Les chiffres donnent raison aux redondances : sur 1,2 milliard d’Africains en 2017, 980 millions possèdent un téléphone mobile, 362 millions ont accès à Internet et 150 millions sont titulaires d’un compte e-money.

Mais pour juger de l’utilité de l’offre des nouveaux acteurs de l’assurance digitale, savoir que le volume des primes d’assurance correspond à 1% du PIB sur l’Afrique contre 9% en Europe constitue peut-être le chiffre le plus pertinent. Permettre au plus grand nombre d’Africains de s’assurer en instaurant la confiance entre eux et les assureurs passe par un triptyque astucieux:  la transparence, la réduction de la fraude, grâce au numérique, et l’accélération des délais de remboursement de sinistre. Pour comprendre concrètement comment le digital peut révolutionner l’assurance en Afrique, penchons nous sur le cas de Baloon .

Dans le plus pur style des services digitaux de click & collect, la plateforme présente dans six pays d’Afrique de l’ouest (Côte d’ivoire, Sénégal, Cameroun, Burkina-Faso, Mali, Bénin, Gabon) a investi le marché africain pour y révolutionner un secteur contrarié par la défiance culturelle de consommateurs, qui pour s’assurer, s’en remettent encore très souvent au système D. Avec le smartphone et internet, le service digital de courtage simplifie la procédure de souscription, de paiement et de signature.

La rupture par la simplicité

Le futur assuré se connecte sur la plateforme depuis son mobile ou son ordinateur, prend trois photos, choisit sa formule, puis signe le contrat. Après règlement par mobile money, un service de paiement mobile devenu incontournable en Afrique, l’utilisateur est assuré.  » C’est la rupture par la simplicité « , plaide Bertrand Vialle, le fondateur de Baloon, dont l’application mobile est spécifiquement conçue pour l’Afrique.

«  En Europe, quand on parle de numérique, on parle de changement, de transition économique, sociale et culturelle. En Afrique, c’est une révolution majeure qui crée de nouvelles communautés économiques, sociales et culturelles. Baloon s’inscrit dans un plan de déploiement panafricain en introduisant sur le marché un véritable modèle disruptif de l’assurance avec des nouvelles technologies, des modes de distribution, des relations clients qui intègrent et renforcent l’ensemble des dispositifs règlementaires propres à chaque pays « , développe l’ancien dirigeant de Gras Savoye sur le continent africain.

Remboursement garanti, et rapide

Avant d’affirmer son ambition panafricaine – » nous voulons être présents dans 15 pays d’ici à 2020 « , dixit Bertrand Vialle – Baloon a choisi la Côte d’Ivoire comme porte d’entrée continentale. Lancée le 6 novembre après obtention de son agrément de courtier auprès du ministère de l’économie et des finances ivoirien, Baloon s’est d’abord concentrée sur une offre entièrement automobile avant de se diversifier en investissant le marché de l’assurance santé.

Ouverte sur trois canaux de distribution – le direct, les réseaux des professionnels de l’assurance, les partenariats- la plateforme de courtage s’engage, quelle que soit la formule choisie, à rembourser les frais de réparation des véhicules de ses clients dans les plus brefs délais. C’est à dire sans attendre l’aboutissement de la procédure de la compagnie d’assurance adverse. Le client est donc indemnisé plus rapidement et reçoit surtout la garantie d’être remboursé. De quoi refroidir les blocages culturels aux envies de mobilité.