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Dakar, le nec plus ultra du surf

Publié le 17 mai 2018

Oubliez Hawaï, la Californie, la côte Ouest de la France ou bien encore l’Australie. Désormais les vagues se surfent au Sénégal et les spots sont de niveau mondial !

La planche sous le bras, il regarde au loin les vagues se former. Le vent qui vient du large lui caresse le visage et couvre le bruit des embouteillages qui paralysent à longueur de journée la ville à qui il tourne le dos. Jérémy Billot a grandi à Dakar où il est arrivé à l’âge de sept ans. Passionné de surf, il a décroché son brevet d’Etat près de Bordeaux avant de passer plusieurs saisons à glisser sur des déferlantes en Indonésie et en Guadeloupe. De retour au Sénégal en 2010, il a repris l’année suivante « Tribal Surf », l’école où il a appris à dévaler les vagues dès l’âge de onze ans. Sa décision de revenir sur les terres qui l’on vu grandir s’explique…

« Dakar est une très bonne destination pour le surf, assure Jérémy dans un sourire.  La presqu’île et les différentes côtes dont nous disposons nous permettent d’avoir de bonnes vagues tous les jours. Leur hauteur atteint habituellement 1,50 à 2 mètres mais elles peuvent parfois approcher 4 mètres. Nous avons aussi des spots pour les débutants avec du sable et des lieux pour les surfeurs plus confirmés sur lesquels il faut prendre garde aux rochers. » Le surf est encore assez confidentiel au Sénégal. La fédération nationale recense 400 licenciés. Le nombre de pratiquants se situerait toutefois sur une fourchette comprise entre mille et mille cinq cents. Depuis quelques années, certains opérateurs commencent même à convaincre des étrangers de venir dans ce pays d’Afrique de l’ouest pour goûter les embruns la planche aux pieds.

Ces « surf camps » d’une semaine attirent surtout des Néerlandais, des Scandinaves et des Italiens. Jérémy Billot préfère, lui, proposer des cours d’une heure et demie pour des tarifs défiant toute concurrence en Europe. Ses groupes ne comprennent jamais plus de dix personnes et pour les amateurs les plus chevronnés, le patron de « Tribal Surf » organise également des excursions à Toubab Dialo, un village de pêcheurs au sud de Dakar bordé d’une plage de rêve et léché par de belles vagues. De quoi attirer aussi les Africains curieux de découvrir le nouveau paradis continental du surf.

Des spots de renommée mondiale

Dans la capitale, la vague de Ouakam est légendaire. « On ne peut la surfer qu’une vingtaine de fois par an mais elle est vraiment exceptionnelle, explique Jérémy, des étoiles pleins les yeux. C’est une tubulaire très creuse et intense qui ressemble à ce que l’on peut trouver à certains endroits en Indonésie. Ouakam est connue dans le monde entier. » Les autres spots dakarois portent de jolis noms comme Secret, No Return, Speed Point, Club Med, Ngor gauche et droite, le Virage ou Yoff. Un tel choix dans une ville de cette taille est presque unique au monde. Seuls Sydney ou Le Cap peuvent rivaliser. « Il n’y a pas beaucoup de métropoles dans lesquelles on peut surfer, confirme Jérémy qui possède également un magasin dans lequel un de ses employés répare les planches cassées sur les cailloux dakarois. Son bonheur quotidien, il ne s’en lasse pas : “ Il suffit de rouler dix minutes en voiture pour passer du sable aux rochers. “ Effectivement, cela donne envie…