This page needs JavaScript activated to work. style>

Kilifi, le trésor authentique et discret de la côte kenyane

Publié le 25 octobre 2018

Entre Mombasa et l’archipel de Lamu, à trois heures de voiture de Diani Beach, la relaxante et très authentique cité balnéaire de Kilifi symbolise la magie envoutante de la côte kenyane. My Chic Africa a pu en profiter.

Par essence même, un lieu de passage est temporaire. Par contradiction même, Kilifi transforme la ponctualité en permanence. Cité balnéaire étape entre Mombasa, voire Diani Beach, et Malinda et Lamu, situées plus au nord de la somptueuse côte kenyane de 536 km, la petite ville typique aux plages de poudre corallienne aimante. Beaucoup de curieux ne devaient qu’y transiter, ils y sont restés. Ici le tourisme est discret et aisé, les étendues de sable sauvages et désertes et l’eau de la baie presque aussi verte et turquoise que celle du lagon de Diani. Le paysage est tellement envoutant et authentique, sans fard artificiel, que le réalisateur français Philippe de Broca l’a choisi, en l’occurrence la plage du Laguna Sea Lodge, pour tourner « L’Africain », film à succès avec Catherine Deneuve et Philippe Noiret.

Enracinée comme un baobab de 800 ans des ruines de Mnarani sur l’estuaire de la rivière Goshi, séparé de la mer par une crique de 3 km, Kilifi, avec sa baie calme et séduisante, constitue une vraie découverte. Surprenante. Fascinante. En quittant Diani, presque 4 heures de route au sud, on pense dire adieu à ce sable blanc si fin qu’on ne peut le retenir en fermant la main. Mais avec ses allures de Seychelles, Bofa Beach assure le copier-coller sans faute de frappe. Idéal pour se détendre après un safari dans le parc national de Tsavo, Kilifi est un paradis pour véliplanchiste et le décor idoine pour une balade en boutre.

Poisson frais et chapati sur le sable farineux

My Chic Africa a préféré opter pour la petite gabare-pirogue à moteur du capitaine Issa, figure locale des suaves et dépaysantes journées maritime complet coiffeur : tour de la baie, snorkling, déjeuner sur le sable farineux, farniente et barbotage ultra zen sur une plage de comédie romantique, visite de la mangrove et coucher de soleil face aux voiles, avec pour seul horizon l’océan indien. « Ici, c’est beaucoup plus calme qu’à Diani. Ceux qui ont les moyens de s’acheter une résidence secondaire l’ont compris et construisent ici. Toutes les maisons que vous voyez sur les hauteurs sont le symbole du nouveau tourisme de Kilifi », nous explique Issa, secondé par Salim, 19 ans et aussi drôle que téméraire.

Après avoir croisé deux embarcations de fortune de pécheurs tanzaniens, pas franchement appréciés par les locaux, Issa invite à plonger dans la « piscine »: cette eau pas très profonde qui en bout d’estuaire, bercée par des vagues courtoises, abrite ces poissons qui font encore la première richesse de Kilifi. Les coraux sont clairement abimés par la pollution – il est toujours utile de s’en rendre compte par soi-même – mais la virée en masque-tuba reste un passage obligé d’une journée voilier à Kilifi. Idem pour la dégustation de poissons frais, cuit directement sur une grille au feu de bois sur le bateau de capitaine Issa, et de chapati, cette galette kenyane préparée à l’huile importée par les Indiens débauchés par les Anglais pour construire le chemin de fer.

« Distant Relatives », un écolodge très écolo

Sorti du bateau d’Issa et Salim, pour comprendre l’âme de Kilifi, il ne suffit pas seulement de faire un tour aux ruines de Mnarani, de l’autre côté de la baie. Témoins de l’existence d’une cité swahilie du 16e siècle, elles offrent une vue exceptionnelle et unique sur toute la crique. Il faut également prendre le temps de découvrir l’écolodge Distant Relatives. Pensé et construit en 2012, cet établissement écologique où pneus et les bouteilles de verre servent de matériaux de construction (sur le principe des maisons autonomes Earthship), permet de vivre au plus près des habitants de la côte. Et en parfait harmonie avec Dame nature.

Sur la terrasse autour de la piscine, sur le terrain de beach-volley, au bar ou dans la cuisine communale, les espaces collectifs sont nombreux. La plage n’est elle qu’à 400 mètres en contrebas. Ici, les toilettes sèches produisent du compost, les eaux de douche – dont certaines s’ouvrent sur une forêt de bambous – arrosent les plantes. Donc une partie du jardin et du potager en permaculture. Kilifi, c’est aussi ça…