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Quand Marrakech la secrète dévoile ses trésors en side-car

Publié le 19 août 2018

Parangon du tourisme de masse, Marrakech la secrète paradoxale a réussi à garder son attrait pour ses trésors d’avertis. Pour savourer la ville rouge, il faut en être ou connaitre un ami sur place qui l’a comprise et décortiquée. C’est cette plongée intime et privilégiée que propose « Insiders » en vivant l’expérience du side-car. My Chic Africa a essayé et vous raconte.

Le point commun entre « Un singe en hiver », « La grande vadrouille » et « La grande évasion » ? La seconde guerre mondiale ! Oui. Mais pas que. Ces trois chefs d’oeuvres du septième art mettent tous en scène un moyen de transport fantasmatique : le side-car. Profondément ancrée dans l’imagerie populaire comme un engin militaire, cette moto trois-roues imaginée dès la fin du 19ème  siècle en Amérique pour être attelé à un vélocipède possède un pouvoir d’attraction assez unique sur le néophyte passant à l’acte. Il y a en elle ce souffle très « Easy Rider » de l’insouciance, de la témérité, de l’affranchissement et de l’évasion qui en font un compagnon de découverte captivant.

« Le side-car est un moyen de locomotion d’un autre temps, qui donne un sentiment grisant de liberté les cheveux au vent. Avec lui, on va partout avec du style« , résume Thomas Chabrières, fondateur et patron d' »Insiders« , qui en Chine et à Marrakech propose une immersion intime en side-car vintage dans des sentiers pas encore labourés par le tourisme de masse.

Le principe de cette offre touristique de slow travel est simple : dénicher les perles rares et les trésors enfouis d’une destination pour proposer un regard unique et une aventure créée sur mesure en fonction de vos envies et centres d’intérêt. « Le side-car est la cerise sur la gâteau dans le concept de ‘ »Insiders ». L’élément principal c’est justement l’insider, cet ami d’ami qu’on aimerait avoir dans une destination qu’on ne connait pas ou peu. Il s’agit de montrer notre Marrakech de l’intérieur, avec les bonnes anecdotes pour essayer d’être contagieux avec notre amour de la ville« , explique Thomas Chabrières, qui en 2011 a relié Paris de Shanghai en side-car. Lancée en Chine il y a dix ans par ce publicitaire français repenti, débarqué à Pékin à 19 ans, « Insiders » opère depuis trois ans dans la ville ocre, qui avec son identité du secret et ses trésors cachés se prête parfaitement au concept.

Rider une journée, quelques jours, une semaine….

Un accès privé à une villa datant des années 20 ? Le toit terrasse d’un ami qui offre une vue imprenable sur la Médina ? Un petit atelier d’artisanat au style désuet ? Une pause thé dans une demeure historique ? Un détour par des pistes oubliées ? Avec ses accès exclusifs et l’expertise de ses riders, « Insiders » – qui opère aussi dans six destinations dans l’Empire du Milieu, veut vous plonger dans l’âme de la cité rouge, des montagnes de l’Atlas et du désert d’Agafay. Que ce soit lors d’un ride urbain d’une journée ou d’une expédition sur plusieurs jours ou semaines dans le grand sud marocain. Sur le papier, la suggestion séduit. Dans la pratique, il fallait essayer pour confronter le discours à la réalité. My Chic Africa s’y est collé, le temps d’une heure et demie. Et franchement, l’expérience dénote, entre sensation de privilège et adrénaline.

« J’aime beaucoup l’aspect unique du side-car« , ajoute Thomas Chabrières, arrivé au Maroc sur sollicitation du Club Med, avec qui « Insiders » travaillait déjà en Chine. « On a 100% des side-cars du Maroc, soit quatre motos. C’est un véhicule pas menaçant, et qui ne peut pas aller très vite. Les gens sourient en nous voyant passer, en faisant un coucou de la main. Même les policiers nous font un signe amical de la tête en nous voyant.

« Un brise-glace avec un gros capital sympathie »

On est dans la ville tout en étant protégé, pas besoin de regarder où on met les pieds. On s’attend à prendre des photos mais on finit par passer plus de temps à saluer les gens comme la reine d’Angleterre, ou même à poser pour leurs photos. C’est un formidable brise-glace avec un gros capital sympathie« , décrypte avec fierté et humour ce père de famille de 38 ans, désormais installé à Marrakech avec sa femme et sa fille.

Dans ses mots,  on retrouve les caractéristiques de l’expérience  « Insiders ». Mais aussi la passion épidémique d’un autodidacte audacieux, tombé raide dingue amoureux du side-car après qu’un ancien militaire devenu garçon de café à Pékin lui ait vendu le sien : « J’ai fait ma crise de la quarantaine à 27 ans, en quittant un poste d’expatrié pour essayer de vivre de mes trois passions : le voyage, la rencontre et le side-car. Je me suis lancé avec un associé français passionné de l’histoire de Shanghai et qui a apporté le contenu de nos rides.

Nous avons commencé sans business plan, six mois plus tard nous avion déjà la tête dans le guidon. Dix ans plus tard, il n’y a toujours pas de business plan. » Mais il y a la fierté de pouvoir dire qu’un membre de la famille royale marocaine a ridé et adoré. La prochaine étape  ? Avoir dix side-cars de plus à Marrakech et créer un modèle de franchise pour développer son concept. « J’aime les projets un peu fous, où on amuse et on apprend », s’amuse-t-il. Sans le vouloir, il vient de résumer  l’expérience »Insiders ».