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Tourisme de vision et faune sauvage, le secret d'Arly

Publié le 11 septembre 2018

Depuis aout 2018, le parc national d’Arly au Burkina Faso est inscrit sur la liste du réseau mondial des réserves de biosphère du Programme sur l’Homme et la biosphère de l’UNESCO. Amoureux de faune sauvage et de tourisme de vision, ne ratez pas ce trésor méconnu.

Au pays des hommes intègres, le tourisme de vision et la chasse photographique constituent un attrait touristique identitaire. En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso n’est pas ingrat avec Dame Nature, il a su prendre soin de sa générosité. Sa faune abondante et variée est un régal pour les touristes épris d’authenticité et amateur de photos. Un chiffre résume les trésors naturels du Burkina Faso : il abrite 35 des 62 espèces de grands mammifères existant en Afrique occidentale. Symbole des richesses d’une diversité biologique attrayante, le Parc national d’Arly, situé dans la région de l’est du pays, au cœur du complexe transfrontalier W-Arly-Pendjari (WAP). Une étape obligée dans la « to do list » des férus de faune sauvage.

Une biodiversité incomparable, un espace encore sauvage et une impression d’immersion dans une nature ultra préservée et protégé du tourisme de vision de masse : sur le papier les trois promesses d’Arly ont de quoi titiller les envies de parc naturels de ceux qui voudront bien y passer une nuit, en quête discrète d’hippopotames, d’éléphants, de cobs, de lions, de guépards et de léopards. Transfrontalier avec le Niger et le Bénin, le sous estimé Arly offre à ses visiteur une richesse animalière unique mais très méconnue en Afrique de l’Ouest.

Dans cette immense réserve de plus de 200 000 ha, une centaine d’espèces de mammifères et cent cinquante espèces de reptiles et d’amphibiens cohabitent avec leurs règles, leurs codes. Pour les observer en tentant de comprendre leurs habitudes et de remarquer leurs changements de comportement, il faut  rester quelques jours en changeant de campement. Et être accompagné d’un guide assez expérimenté pour suivre une piste et vous immerger dans la faune sauvage à travers les buissons, même dans la distance physique avec les animaux.

Un projet de réhabilitation du parc est en cours, soutenu notamment par la Banque mondiale. Entouré par des concessions de chasse et en bordure de la Pendjari, cours d’eau permanent, la forêt d’Arly possède un avantage appréciable pour ses arpenteurs : sa faune est sans doute moins farouche que dans les réserves où la chasse est pratiquée. Le tourisme de vision peut contribuer à la relance du développement d’une région un peu délaissée malgré elle. Une injustice à réparer.